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<title>Général Bigeard</title>
<description>Vie du Général Bigeard</description>
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<lastBuildDate>Sat, 07 Nov 2009 09:07:00 +0100</lastBuildDate>
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<title>Bigeard sur facebook !!!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 09:07:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generalbigeard.hautetfort.com/media/02/02/15746568.jpg&quot; id=&quot;media-2087494&quot; alt=&quot;facebook.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Non ce n'est pas le général en personne, mais sa page de fan. Si vous êtes sur facebook voici le lien pour lui marquer votre reconnaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.facebook.com/photo.php?pid=9435325&amp;amp;id=901230262#/pages/General-Marcel-Bigeard/122378185514?v=info&amp;amp;ref=mf&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Bigeard, l'éternel combattant</title>
<link>http://generalbigeard.hautetfort.com/archive/2009/11/06/bigeard-l-eternel-combattant.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:28:42 +0100</pubDate>
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&lt;h1&gt;Bigeard, l'éternel combattant&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;infos&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;Isabelle Lasserre&lt;br /&gt; 04/11/2009 | Mise à jour : 10:24&lt;/span&gt; &lt;script language=&quot;JavaScript&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ figcom_sep_bulle='avec'; //]]&gt; &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/profil/figaro/nbcmt.php?article=20091104ARTFIG00474&quot;&gt; &lt;/script&gt; &lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;|&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;info&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003265;&quot;&gt;Commentaires&lt;/span&gt; &lt;img src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icones/bulle_comment.gif&quot; width=&quot;11&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;7&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #84a6c1;&quot;&gt;&lt;strong&gt;48&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;script language=&quot;JavaScript&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ figcom_sep_bulle=false; //]]&gt; &lt;/script&gt; &lt;script language=&quot;JavaScript&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/ssoLibrary.js.php&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js&quot;&gt; &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/profil/figaro/ajouter_selection.js&quot;&gt; &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/media-communautaire/js/jsxmlrpc/xmlrpc_lib.js&quot;&gt; &lt;/script&gt; &lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;|&lt;/span&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icones/ajouter-selection.gif&quot; style=&quot;margin-left: 2px;&quot; border=&quot;0&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;javascript:void(0);&quot; onclick=&quot;clipArticle('', '20091104ARTFIG00474', '04/11/2009', 'Bigeard, l'éternel combattant ', 'Héros des guerres d'Indochine et d'Algérie, le général Marcel Bigeard vient de sortir, à 93 ans, son seizième livre (1).', 'http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/04/01016-20091104ARTFIG00474-bigeard-l-eternel-combattant-.php', '', '01016', 'France', 'figaro');&quot;&gt;Ajouter à ma sélection&lt;/a&gt; &lt;!-- &lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;.&lt;/div&gt; --&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- infos --&gt; &lt;div class=&quot;photo&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lefigaro.fr/medias/2009/11/04/97eb71de-c923-11de-85df-0f9542c4fd70.jpg&quot; alt=&quot;Le général Bigeard (chez lui à Toul, la semaine dernière) tient à sa réputation de trublion au franc-parler : «Aujourd'hui encore, ça emmerde le pouvoir d'avoir un Bigeard vivant.»&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;leg&quot;&gt;Le général Bigeard (chez lui à Toul, la semaine dernière) tient à sa réputation de trublion au franc-parler : «Aujourd'hui encore, ça emmerde le pouvoir d'avoir un Bigeard vivant.»&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;credit&quot;&gt;Crédits photo : Le Figaro&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- photo --&gt; &lt;h2&gt;Héros des guerres d'Indochine et d'Algérie, le général Marcel Bigeard vient de sortir, à 93 ans, son seizième livre (1).&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;«Je n'aurais jamais pensé que je pourrais finir comme ça… Comme un vieux con infirme…» A 93 ans, le héros des guerres d'Indochine et d'Algérie, général le plus décoré de France, parachuté sur Diên Biên Phu, cinq fois blessé et trois fois évadé, ne peut plus se déplacer sans sa «2&amp;nbsp;CV» , le fauteuil roulant posé à la gauche de son bureau. Pour ce type d'une grande bravoure, doté d'un physique et d'une énergie hors du commun, pour cette force de la nature qui, une fois à la retraite, faisait ouvrir la piscine municipale pour nager à l'aube, c'est un calvaire de ne plus pouvoir dévaler l'escalier de bois de sa maison de Toul, son village natal, en Lorraine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;«Être et durer.» Il se lève chaque jour pour honorer cette devise. Combattre pour gagner cette dernière bataille, la plus difficile de toutes, contre la vieillesse. «Jamais je n'abandonne, et je me battrai jusqu'à mon dernier souffle» , prévient-il. Parfois, il tombe. Mais ne se casse jamais. «Je mets toujours mes bras le long du corps et je me laisse glisser. Un vieux réflexe de para.» Si les jambes ne suivent plus, l'esprit et la verve du général tiennent encore tête à la vieillesse. En 2006, &lt;i&gt;Adieu ma France&lt;/i&gt; devait être son dernier livre, une sorte de testament… Mais comme s'il n'arrivait pas à tirer sa révérence, il vient d'en écrire un nouveau, &lt;i&gt;Mon dernier round&lt;/i&gt;. Car «ce vieux connard de Bigeard» a encore besoin de parler,de râler, de pousser ses légendaires «coups de gueule» . Et Dieu sait que de la Seconde Guerre mondiale à l'Afrique en passant par l'Indochine et l'Algérie - «trente ans de sauts en parachute, dont vingt ans dans la guerre» - ils furent nombreux. Sa réputation de trublion au franc-parler, il y tient comme à la prunelle de ses yeux. «Aujourd'hui encore, ça emmerde le pouvoir d'avoir un Bigeard vivant» , dit-il fièrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'âge, le «con glorieux» né en 1916 - l'année de la bataille de Verdun - employé de banque à 14 ans, soldat sorti du rang devenu général, homme d'action qui fut aussi député et secrétaire d'État, aime toujours tenir le premier rôle. Il parle volontiers de lui à la troisième personne, fait visiter le «bureau d'en bas» , sorte de musée Bigeard où sont exposés des bustes à son effigie, des plaques de rue à son nom et des photos. Y compris celle du 14&amp;nbsp;juillet 1956 «lorsque j'ai défilé, en tête, sur les Champs-Élysées, avec 150&amp;nbsp;000 Parisiens qui applaudissaient frénétiquement Bigeard» . Il sait que certains songent pour lui à des funérailles nationales et il aime ça, même s'il s'en défend. Jamais il ne se lasse de lire à haute voix quelques-unes des milliers de lettres qu'il reçoit chaque année et qu'il range avec soin dans des classeurs, entre une corne d'éléphant et les seize livres écrits par lui. Quand on lui demande s'il a été marqué par de grands militaires, il hésite, fait la moue. «C'est Bigeard le plus connu&amp;nbsp;! Vous savez, à 20 ans, j'étais antimilitariste. D'une certaine manière, je le suis resté. Dans l'armée, peu de gens m'ont impressionné. Sauf des sans-grade, car il y a souvent des grands types chez les petits.»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;« Barack Obama me plaît»&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Si le précédent livre évoquait surtout cette France dans laquelle il ne se reconnaît plus, Mon dernier round traverse au galop les grandes crises internationales. De l'Irak à l'Afghanistan en passant par le Pakistan et l'Iran, le général donne son avis sur tout. Homme d'action surtout, il n'a jamais été un grand théoricien, mais a toujours dit ce qu'il pensait. Dépliant les organigrammes tracés à l'encre noire, destinés à démanteler les réseaux des fellagas algériens, il assure fièrement&amp;nbsp;: «Les méthodes de contre-insurrection employées aujourd'hui par (le général américain) Petraeus, elles viennent de Bigeard. J'étais pas en retard… Je pensais déjà que la meilleure façon de vaincre les résistants n'était pas de leur couper les couilles mais d'essayer de les connaître grâce au renseignement et aux méthodes de police. C'est comme ça qu'on a gagné la guerre militairement.» En Algérie, la guerre de contre-rébellion s'accompagnait volontiers de la torture, mais de cela, Bigeard n'aime pas parler. Il préfère s'interroger sur les chances de succès de &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/08/07/01003-20090807ARTFIG00252-terrorisme-nouvelle-strategie-de-contre-insurrection-.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la contre-insurrection en Afghanistan&lt;/a&gt;. «Petraeus, c'est un chef américain qui a du pétrole. Mais un outil de contre-guérilla, ça ne se prépare pas en cinq minutes.» Les différences entre l'Algérie et l'Afghanistan lui sautent aux yeux&amp;nbsp;: «En Algérie, on pouvait se déplacer partout. En Afghanistan, les talibans dominent le pays. La rébellion afghane est plus dure, le pays plus hostile. L'armée française n'a pas les mêmes moyens qu'avant. Petraeus a lu Bigeard, mais il n'a pas assez d'hommes pour nettoyer le pays…»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La guerre a-t-elle changé&amp;nbsp;? «Aujourd'hui, la France a du mal à supporter de perdre des hommes. À Diên Biên Phu, on avait 40 morts par jour. Moi, je pense que si on ne supporte pas les conséquences de la guerre, mieux vaut ne pas la faire.» S'il n'a pas de modèle militaire, Bigeard a des coups de cœur politiques. Il est épaté par Obama. On s'attendait à ce qu'il le trouve trop mou, mais non. «Ce gars-là me plaît. Il est beau et noir. Il a une vie de famille solide. C'est un homme qui défend la liberté. Il a les moyens de rester dans l'histoire.»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la France qui clôt ce dernier livre. Il l'avait déjà écrit dans son précédent ouvrage&amp;nbsp;: Bigeard est déçu par son pays. «On donne des leçons à tout le monde, mais on est incapables de retrouver nos valeurs. Comment un pays peut-il aller de l'avant, se relever, avec toutes ces salades politiques&amp;nbsp;?» Parce qu'il est urgent, dit-il, de s'unir face au danger, il appelle de ses vœux une sorte de «front populaire» et prévient qu'il faudra pour s'en sortir «de la sueur et du sang» . «Je vais casser ma pipe et je ne serai pas mécontent. Car j'ai trop aimé la France pour accepter ce qu'elle est devenue.» Il avait déjà dit ça la dernière fois. Et puis il avait encore écrit un livre…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) «Mon dernier round » . Marcel Bigeard. Éditions du Rocher. 271 pages. 19&amp;nbsp;euros.&lt;/p&gt;
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<title>Parution du dernier livre du Général Bigeard !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 09:00:46 +0100</pubDate>
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&lt;dl&gt; &lt;dt&gt;Mon dernier round&lt;/dt&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generalbigeard.hautetfort.com/media/01/01/805623994.jpg&quot; id=&quot;media-2063296&quot; alt=&quot;mon dernier round.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;preface&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;autheur&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laprocure.com/auteurs/marcel-bigeard-0-9401019414.aspx&quot;&gt;Bigeard, Marcel&lt;/a&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;editeur&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laprocure.com/editeurs/rocher-0-3593.aspx&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rocher&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; , Monaco&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;editeur&quot;&gt;collection &lt;strong&gt;Documents&lt;/strong&gt;&lt;/dd&gt; &lt;dd class=&quot;parution&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parution :&lt;/strong&gt; octobre 2009&lt;/dd&gt; &lt;/dl&gt;
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<title>Le général Bigeard et son &quot;placard&quot;.</title>
<link>http://generalbigeard.hautetfort.com/archive/2009/04/08/le-general-bigeard-et-son-placard.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 13:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://generalbigeard.hautetfort.com/media/01/01/1481909795.jpg&quot; id=&quot;media-1686424&quot; alt=&quot;bigeard autographe.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://generalbigeard.hautetfort.com/media/02/02/1481909795.jpg&quot; id=&quot;media-1686418&quot; name=&quot;media-1686418&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>BRUNO</title>
<link>http://generalbigeard.hautetfort.com/archive/2008/10/13/bruno.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 12:16:34 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;“Extrait de la Guerre d’Indochine 1945-1954&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; par Philippe Héduy”&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Citation du Général Bigeard&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A cette époque où, selon mon indicatif radio, je devenais Bruno, je ne savais pas encore que nous vivions les plus belles années de notre vie. Les plus belles parce que les plus dures. Elles étaient aussi les années les plus amicales, les plus orgueilleuses, et les plus solitaires :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les plus amicales parce que nous étions, à la vie, à la mort, entre camarades ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les plus orgueilleuses parce que jamais autant nous n’aurions la fierté de notre tenue et de notre uniforme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les plus solitaires enfin, parce que nous menions en des terres lointaines un combat d’idéal, aussi ignoré de la métropole que celui des Croisés de la première croisade, il y a neuf cents ans, quand le moine Bruno, mon saint patron à la guerre, fondait l’ordre des Chartreux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, les camarades parachutistes, les solitaires parachutistes, les orgueilleux parachutistes étaient alors portés par un destin semblable à celui des Croisés ou à celui des moines, des moines guerriers, des Templiers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et j’imagine que, nonobstant l’armure, les chevaliers du Temple n’auraient pas été mécontents de sauter sur Jérusalem en arrivant du ciel, comme nous allions le faire tant de fois, de la RC 4 à la Plaine des Joncs, et de la Rue sans Joie à Ðiên-Biên-Phu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je crois que c’est en effet l’esprit - du moins un certain esprit, une certaine idée de nous-mêmes - qui nous permettait de nous manifester ainsi, au plus fort des combats. On sait contre quoi, contre qui nous combattions : Contre un monde opposé à celui de l’esprit. Et puis, il y avait en nous autant de secrète vigueur de venir au feu en tombant du ciel qu’en parcourant des lieues à travers la jungle, la rizière ou la montagne. L’esprit nous animait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’esprit, d’abord, du dépassement de soi. J’ai vu combien de garçons de vingt ans, ou même de trente, s’agripper à la carlingue et sauter dans l’inconnu mortel alors que, deux ou trois heures auparavant, ils se trouvaient encore à Hanoï dans l’insouciance ou les plaisirs de quelque lieu de détente ! Et j’en ai vu combien marcher sur la piste jusqu’à l’épuisement ou courir à l’assaut jusqu’à la chute ! Je le dis : une telle vigueur physique n’est pas possible sans une ardeur morale. Jogging, certes, mais jogging avant tout du caractère et du courage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aller ainsi jusqu’au bout de soi, cela s’appelle l’abnégation, cela s’appelle l’esprit de sacrifice, et cela signifie que l’on défie la mort en combat singulier, la mort qui est autour de nous tous. Je les salue, mes camarades parachutistes qui l’ont rencontrée sans peur. Leur mort est à jamais notre mérite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’esprit d’équipe ensuite, l’esprit de camaraderie. On dira peut-être esprit de caste, de clan, de corps. Soit, si cela veut dire que l’on a la volonté d’être les meilleurs et que cela ne vous est pas donné par quelque grâce d’état ou d’uniforme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, nous osions espérer être les meilleurs, mais les meilleurs parmi nos égaux, nos frères d’arme. Et, s’il y a caste du combat, clan de guerriers, si le parachutiste veut encore être aujourd’hui ce primus inter pares, c’est surtout à l’Indochine que nous le devons. Après la Bretagne ou la Hollande, avant Suez ou Timimoun, et aussi avant Kolwezi, il y eut l’Indochine : That Khé, Tu Lé ou Ðiên-biên-phu furent les creusets où se forgèrent l’esprit, la geste et la chevalerie parachutistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Esprit français enfin. Cet esprit para qui devait jaillir du ciel d’Indochine, comme une corolle, a-t-on remarqué qu’il était particulièrement représentatif de ce que le soldat français a toujours eu de meilleur en comparaison de tous les autres ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’astuce et la fougue, l’audace et la furia francese, l’intelligence du combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manœuvre, la souplesse de l’approche, tout cela qui rend le parachutiste français le plus para des aéroportés, là aussi ce primus inter pares parmi nos camarades du monde entier, tout cela naquit de la guerre d’Indochine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai souvent dit ou écrit, il faut « être et durer » ou encore « faire un pas… encore un pas » et savoir repartir à zéro.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le vieux soldat que je suis devenu essaie de continuer à servir en puisant certes dans son passé, mais en ayant le regard fixé sur ce que pourrait être demain, et où là comme ailleurs les paras qui furent toute ma vie sauront défendre une liberté qui n’a pas de prix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marcel BIGEARD&lt;/p&gt; 
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<title>&quot;Adieu ma France&quot; Extrait.</title>
<link>http://generalbigeard.hautetfort.com/archive/2008/09/29/adieu-ma-france-extrait.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Mon, 29 Sep 2008 11:31:16 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Adieu ma France&amp;nbsp;» le livre testament du général Bigeard plus actuel que jamais&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Publié le vendredi 18 avril 2008&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&quot;Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Le livre testament du général Bigeard&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;(...)Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans magouille, sans en retirer pour lui-même le moindre profit, mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée, au sauvetage du pays, à la relance de la France.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt; &lt;hr align=&quot;center&quot; size=&quot;2&quot; width=&quot;100%&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Extrait de «&amp;nbsp;Adieu ma France&amp;nbsp;», du général Bigeard, Editions du Rocher&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.armees.com/IMG/jpg_bigeard-d.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;!--[if gte vml 1]&gt;&lt;v:shapetype  id=&quot;_x0000_t75&quot; coordsize=&quot;21600,21600&quot; o:spt=&quot;75&quot; o:preferrelative=&quot;t&quot;  path=&quot;m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe&quot; filled=&quot;f&quot; stroked=&quot;f&quot;&gt; &lt;v:stroke joinstyle=&quot;miter&quot; /&gt; &lt;v:formulas&gt; &lt;v:f eqn=&quot;if lineDrawn pixelLineWidth 0&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;sum @0 1 0&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;sum 0 0 @1&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @2 1 2&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @3 21600 pixelWidth&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @3 21600 pixelHeight&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;sum @0 0 1&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @6 1 2&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @7 21600 pixelWidth&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;sum @8 21600 0&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;prod @7 21600 pixelHeight&quot; /&gt; &lt;v:f eqn=&quot;sum @10 21600 0&quot; /&gt; &lt;/v:formulas&gt; &lt;v:path o:extrusionok=&quot;f&quot; gradientshapeok=&quot;t&quot; o:connecttype=&quot;rect&quot; /&gt; &lt;o:lock v:ext=&quot;edit&quot; aspectratio=&quot;t&quot; /&gt; &lt;/v:shapetype&gt;&lt;v:shape id=&quot;Image_x0020_5&quot; o:spid=&quot;_x0000_i1027&quot; type=&quot;#_x0000_t75&quot;  alt=&quot;http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH324/jpg_bigeard-d-36505.jpg&quot;  style='width:150pt;height:243pt;visibility:visible' o:button=&quot;t&quot;&gt; &lt;v:imagedata src=&quot;file:///G:DOCUME~1ThomasLOCALS~1Tempmsohtml11clip_image001.jpg&quot;   o:title=&quot;jpg_bigeard-d-36505&quot; /&gt; &lt;/v:shape&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !vml]--&gt;&lt;img src=&quot;file:///G:/DOCUME~1/Thomas/LOCALS~1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.jpg&quot; alt=&quot;http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L200xH324/jpg_bigeard-d-36505.jpg&quot; v:shapes=&quot;Image_x0020_5&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;324&quot; width=&quot;200&quot; /&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Constitution européenne&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Ce texte, j’ai voté contre, parce qu’à mes yeux il ne répond pas à l’attente des citoyens de l’Union européenne. Je revois Chirac et Schröder, se tenant la main, se congratulant d’être les leaders de l’Europe. Or la France et l’Allemagne étaient malades. L’association de deux malades n’a jamais donné la santé&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Turquie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Pour moi, la Turquie est le prochain enjeu majeur de l’islamisme. La Turquie est une puissance en partie européenne, qui souhaite s’intégrer très rapidement à la construction politique qui lie vingt cinq États du Vieux Continent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste. À contaminer de toute urgence&amp;nbsp;! Les grandes manoeuvres ont d’ailleurs déjà commencé. On le sait, le parti au pouvoir à Ankara se définit comme «&amp;nbsp;islamiste modéré&amp;nbsp;». Je ne vois pas très bien en quoi consiste un islamisme qui serait «&amp;nbsp;modéré&amp;nbsp;», mais enfin passons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir l’Europe sous sa coupe, pour faire peser sur notre continent une épée de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à leur hauteur. Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement, absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Parlons en, des «&amp;nbsp;négociations&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;J’aimerais que l’on m’explique comment «&amp;nbsp;négocier&amp;nbsp;» avec un pays qui se refuse à reconnaître officiellement l’un des États membres de l’organisation dans laquelle il aspire à entrer. Je veux parler de Chypre, bien évidemment. Comment négocier avec un État qui se refuse tout aussi obstinément à reconnaître ses responsabilités dans le génocide qui décima les Arméniens en 1915&amp;nbsp;? Et comment négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste&amp;nbsp;? Quand on me dit que la Turquie est «&amp;nbsp;mûre&amp;nbsp;» pour rejoindre l’Europe, cela me fait bondir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;L’Europe, je le crains, paiera très cher son aveuglement. Il est temps, grand temps d’arrêter de jouer avec le feu. Et plus largement, prenons toutes les mesures d’urgence pour arrêter ce cancer de l’islamisme qui gangrène le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Islamisme&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Oui c’est sérieux&amp;nbsp;! Très sérieux même, car le voile n’est qu’une étape, la première, pour imposer à la France, comme à tous les pays occidentaux, des conceptions qui sont radicalement étrangères à notre identité, à notre histoire et à notre culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;On commence par le voile puis on risque de finir par accepter que certaines femmes adultères soient lapidées. À ce rythme on tolérera un jour la polygamie et, pourquoi pas, l’excision&amp;nbsp;! Eh bien, je prends le pari qu’en France, d’ici quelques années, les idolâtres du politiquement correct feront passer pour un acte de racisme insupportable le fait de refuser à des musulmans français ou vivant en France de s’adresser à des tribunaux religieux, appliquant un droit à la fois moyenâgeux et inhumain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Immigration&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Si un immigré a, bien entendu, des droits, il a aussi des devoirs et l’immigré qui ne veut pas s’intégrer à la culture de son pays d’accueil ne fait que scier la branche sur laquelle, pourtant, il veut s’asseoir. Je reviens sur ma consternation le soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, lorsque j’ai vu une cohorte de jeunes des banlieues, issus de l’immigration maghrébine, brandir et agiter fièrement, place de la République, devant le couple Chirac, des drapeaux algérien et marocain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Je reviens sur cet événement car cette image, en quelque sorte, résume tout. L’oubli du patriotisme et la disparition de l’identité française. Le danger que fait peser sur l’avenir de notre pays le refus de s’intégrer de millions d’immigrés, ou de leur progéniture. La perte de prestige moral d’une fonction dont le titulaire devrait pourtant être au dessus de tout soupçon. Et aussi, bien sûr, la confusion des valeurs dans un pays qui va à vau l’eau, que plus rien ne structure de manière cohérente, qui semble ne plus avoir d’avenir en tant que nation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Je reviens également sur l’ascendant que prend, chaque jour un peu plus, l’islam dans notre pays, mais surtout l’islamisme. Qui aurait pu prévoir cela dans ma jeunesse&amp;nbsp;? Qui aurait imaginé le bouleversement de notre nation&amp;nbsp;? La nation est, pour moi, une idée essentielle, fondatrice dans la vie en commun d’un pays. On bâtit un État à partir d’un sentiment national, partagé par les habitants du pays considéré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Terrorisme islamiste&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Arrêtons-nous encore sur le problème du terrorisme islamiste&amp;nbsp;: L’Europe, l’Europe des 25, croit être une forteresse imprenable, tellement bien défendue qu’aucun danger ne peut la menacer. Elle est fière de sa puissance économique, de sa richesse, du niveau de vie de ses habitants, de ses institutions politiques, des démocraties qui fonctionnent plutôt bien, même si évidemment beaucoup de choses sont perfectibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Eh bien l’Europe, ce colosse aux pieds d’argile, ce «&amp;nbsp;tigre de papier&amp;nbsp;» comme diraient les Chinois, se trompe. Elle est en guerre, déjà, mais elle ne veut pas le voir, elle ne veut pas le savoir. Elle se croit protégée, prémunie contre toute attaque et refuse de se confronter à la réalité des faits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Or cette réalité, c’est qu’elle est encerclée, infiltrée. Une guerre sournoise de subversion souterraine s’insinue un peu plus chaque jour. Pour ne pas en être conscient, il faudrait être aveugle ou stupide. Faut il rappeler le nombre de réseaux islamistes qui trouvent en Europe des bases arrière accueillantes et complaisantes&amp;nbsp;? J’en ai déjà parlé dans certains chapitres précédents. Et si j’aborde à nouveau ce thème en fin de livre, c’est pour bien insister sur l’ampleur de ce danger car j’ai souvent l’impression que les Français ne veulent pas y prêter attention. Un peu la politique de l’autruche&amp;nbsp;: on ne veut pas regarder en face, la menace qui plane.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Repentance&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La France est la risée du monde entier. Et parmi nos attitudes, pour le moins discutables, parmi les nombreuses «&amp;nbsp;repentances&amp;nbsp;», comme on jargonne aujourd’hui, la plus récente vaut le détour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;C’était à Madagascar, un pays que je connais bien pour y avoir vécu lorsque je commandais les forces françaises de l’océan Indien. En visite officielle dans ce pays, en juillet 2005, Chirac a présenté les excuses de la France pour la répression musclée de l’insurrection de 1947, répression que je me refuse à qualifier de «&amp;nbsp;massacres&amp;nbsp;». Cela donnait, dans le texte&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Mais pourquoi aller se coucher comme ça, alors que tout le monde sait qu’il s’agissait d’une autre époque&amp;nbsp;? Pourquoi éprouver le besoin de se repentir, quand les autres ne le font pas, quand les autres, de plus, ne l’exigent pas et comprennent mieux la situation que nous ne la comprenons nous mêmes&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La réponse du président malgache Ravalomanana en est la meilleure preuve&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est du passé. Je suis né en 1949, et non en 1947. Je pense à l’avenir. Ce n’est pas une source de blocage pour travailler ensemble.&amp;nbsp;» (...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Réagir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Alors, la France est elle prête à l’affrontement&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;J’ai bien peur que non. Et cela pour plusieurs raisons. La toute première, c’est que la France n’est plus une société homogène et structurée. Le corps social du pays n’est plus sain. Qu’est ce qu’un corps social sain&amp;nbsp;? Une population qui sait conserver la mémoire du passé et des combats collectifs qui ont été menés. Ce n’est plus le cas de notre pays. La transmission ne se fait plus et les commémorations les plus solennelles font plutôt rire qu’autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Qu’il s’agisse de la fête nationale, le 14 Juillet, ou du souvenir des deux guerres mondiales, le 11 novembre et le 8 mai, de la guerre d’Indochine, ou de celle d’Algérie, de moins en moins de Français se sentent concernés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Je souhaite vivre encore dans une société française fière de ses racines et de sa spécificité. Et ce n’est pas une question de couleur de peau. C’est une question d’état d’esprit, d’attitude. Aujourd’hui, défendre l’identité française vous fait souvent suspecter d’être un suppôt du Front national, ce qui n’est absolument pas le cas en ce qui me concerne. J’ai du respect pour un Le Pen, tout comme pour Arlette Laguillier parce que tous deux sont adeptes de ma devise «&amp;nbsp;Être et durer&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La seule protection réellement efficace qui vaille, c’est de sortir la France de son inertie, de sa surdité et de son aveuglement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Je ne cesse de l’écrire tout au long de ces pages, la France est entrée dans un processus de déliquescence. J’ai l’impression tenace que, si le cours des choses ne change pas radicalement, le pays va à sa perte. Qu’il est en voie de désagrégation et que ce n’est pas son identité seule qui est menacée, mais bel et bien jusqu’à son existence. Et je le répète, sans craindre de lasser le lecteur, la France va traverser une crise très profonde, à la fois politique, économique et surtout, morale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;C’est donc à un réarmement moral du pays que je veux appeler en rédigeant ces pages, afin de conjurer la menace qui risque de nous engloutir corps et biens. Je pourrais, sur les affaires, rédiger des livres entiers. Mais en résumé, que faut il retenir de ce constat&amp;nbsp;? Tout simplement que, pour sortir la France de sa torpeur, l’une des toutes premières conditions est de restaurer la morale publique dans le pays.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Morale publique sans laquelle rien ne peut être fait de durable, car les Français n’ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent actuellement. Ils les prennent pour des margoulins et croient que ces responsables politiques pensent d’abord à eux, avant de se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne sera qu’à cette seule condition qu’on pourra au moins les écouter et les prendre au sérieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La démission est allée trop loin, dans tous les domaines, pour que la France n’ait pas besoin d’un choc salvateur, susceptible de lui permettre de retrouver sa vraie vocation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt; &lt;hr align=&quot;center&quot; size=&quot;2&quot; width=&quot;100%&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison pour la remuer.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: normal;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Marcel Bigeard&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;J’ai mal à la France&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Le coup de gueule de Bigeard</title>
<link>http://generalbigeard.hautetfort.com/archive/2008/08/15/le-coup-de-gueule-de-bigeard-propos-recueillis-par-bruno-fan.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (tomtom)</author>
<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 14:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;intro&quot;&gt;Après la démission du général Cuche, chef d'état-major de l'armée de terre, l'un de ses brillants aînés, Marcel Bigeard, dit sa colère, ses inquiétudes... et sa confiance à Sarkozy. A sa manière : sans détour et sans fioriture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A 92 ANS, le général Marcel Bigeard (l'officier le plus décoré de l'armée française) n'a pas perdu son langage direct ni son sens de la formule. Soldat de légende ayant sauté sur Diên Biên Phu, en 1953 et 1954, il évoque la démission spectaculaire du général Cuche et le malaise des armées. Ancien patron du 3 e RCP (régiment de parachutistes coloniaux), dont le 3 e RPIMa (régiment de parachutistes d'infanterie de marine) de Carcassonne est l'héritier direct, il confie sa colère après le drame.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;pubBox&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;!--   //&lt;![CDATA[   sas_pageid='2358/16832';      // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_politique  sas_formatid=1278;             // Format : rectangle 300x250  sas_target='';                // Targeting  SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target); // --&gt; &lt;/script&gt; &lt;script src=&quot;http://www.smartadserver.com/call/pubj/2358/16832/1278/S/5962277049/&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;!--  //&lt;![CDATA[ &lt;!    // --&gt;  &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Comment avez-vous ressenti la démission du général Cuche ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Général Bigeard.&lt;/b&gt; Faut le faire ! Les généraux, quand ils ont deux étoiles, ils en veulent trois puis quatre. En principe, on ne démissionne pas comme ça. Je crois qu'il faut un certain courage, d'autant plus qu'il avait un job prévu : gouverneur des Invalides. Je dis : c'est bien. Je salue le panache même si je comprends les deux. Le président de la République a assez de travail, il est débordé, alors une affaire comme ça, ça ne l'arrange pas. A Carcassonne, il est arrivé certainement en colère et leur a dit : « Vous êtes des amateurs. » C'était le mot de trop ! Le général a entendu ça. Il est parti et c'est bien. Mettez-vous à sa place.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le général Cuche affirme que sa démission « est exclusivement liée aux événements dramatiques survenus à Carcassonne », mais il avait dénoncé dès janvier une « paupérisation globale » des forces terrestres...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Ça, je n'ai pas suivi. Mais vous savez, c'est une période difficile dans tous les domaines. Il fallait réformer. Il a raison, Sarko, tout le monde était endormi. Il met un coup de fouet, mais il faut le faire avec une nation derrière vous. On n'en n'est pas encore là. Refaisons d'abord la France avec un idéal de grandeur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Les militaires français ont-ils encore les moyens de se battre ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Vous le savez, il y a réduction des effectifs et des budgets. Mais il y a aussi moins de menaces, c'est un fait. Ce n'est pas les Russes ou les Allemands... Mais, moi, je le dis : nous sommes en guerre. C'est une guerre subversive qui frappe où elle veut, quand elle veut. Ils ont frappé l'Amérique, l'Angleterre, l'Espagne, pourquoi pas demain la France ? L'ennemi, ce sont tous ces mouvements subversifs, dirigés par Al-Qaïda, et qui travaillent dans l'ombre et peuvent décider de descendre Bigeard cette nuit. C'est le terrorisme islamique avec des gens qui ont un idéal et sont prêts à se faire tuer, à tirer sur la foule ou n'importe quoi...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que pensez-vous de la réforme annoncée par le livre blanc de la défense ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Vous savez, j'en ai vu des réformes au cours de ma vie ! J'ai 92 ans. J'en ai vu des livres blancs et ce ne sera pas le dernier. Quand on a vécu tout ce que j'ai vécu, tout cela fait mal. Je le dirai dans mon nouveau livre : « Mon dernier round face à la vieillesse ». Ce qui me permettra de sortir d'une façon correcte. On dira : il est mort en donnant un dernier coup de plume !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;« On n'ose plus parler de patrie »&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Y a-t-il une crise de confiance entre l'armée et le chef des armées, Nicolas Sarkozy ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Je ne vais pas jusque-là. Vous savez, Sarko, il est tout et commande tout. Je me demande comment il fait et j'admire. Il n'a pas une minute. Je me demande comment son crâne n'éclate pas. Alors, je pense qu'il sait ce qu'il fait. On verra bien et je souhaite qu'il réussisse car son combat, c'est le mien, c'est le vôtre, c'est celui de la France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Vous avez commandé (en 1955 et 1956 en Algérie) ce qui deviendra le 3 e RPIMa. Le drame de Carcassonne, c'est un « coup dur » ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Même à 92 ans, cela me fout un coup comme si j'étais encore à la tête du régiment. Ça fait mal aux gens de Carcassonne qui aimaient ce régiment et qui ont aujourd'hui des enfants blessés. C'est un drame. C'est un coup très dur pour ce régiment prestigieux qui avait une excellente réputation et qui reste l'un des trois plus beaux régiments de France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Comment redonner le moral à nos troupes ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt; Cela dépend du patron qui prendra ça en main, en disant : « Nous sommes tous dans la merde, voilà où on en est. Il faut redresser le pavillon et parler de patrie. » Car on n'ose plus parler de ça, alors que ça existe toujours les nations. Voyez l'Euro de football. Il nous faut des hommes qui vivent avec leurs coeurs et leurs tripes. Bleu, blanc, rouge pour la France !&lt;/p&gt; 
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